Le dernier jour d’un condamné : Le genre de l’œuvre

 

                 I. Pourquoi ne peut-on pas parler d’un journal intime ?

   Le journal intime est caractérisé par les points suivants :

a) Le Journal intime. est daté : heure, jour, mois et année. Ici, seul est mentionné le lieu

   de l’écriture. On ignore même le jour où a lieu l’exécution.

b) Dans un Journal intime, il y a identité absolue entre l’auteur (= la personne réelle qui

   écrit le livre) et le narrateur (= celui qui raconte) Ici, l’auteur est Victor Hugo et le

   narrateur qui dit « je » est un condamné à mort fictif. On ne peut donc les confondre.

   Il s’agit donc plutôt d’un pseudo-journal relevant de la fiction.

              II. Pourquoi ne peut-on pas parler d’une autobiographie ?

   -L’autobiographie est caractérisée par les points suivants :

  • Une autobiographie est un « récit rétrospectif en prose qu’une personne fait de sa

   propre existence, lorsqu’elle met l’accent sur sa vie individuelle, en particulier sur

   l’histoire de sa personnalité ».

  • Le dernier jour d’un condamné est bien un récit, mais il n’est pas rétrospectif : pour

   l’essentiel, il n’est pas rédigé au passé, mais au présent de l’indicatif.

  • Le « je » ne renvoie pas à une personne réelle.
  • Le récit ne porte pas sur toute l’existence, mais sur les derniers jours qui précèdent sa

   mort

  • La personnalité du narrateur reste enfin énigmatique : on ne connaît ni son nom, ni son

   âge, ni pourquoi il a tué, ni qui il a tué.

                     III. Un roman, oui, mais un roman à part

Un héros inventé de toutes pièces.

Une situation exceptionnelle : l’attente d’un supplice.

Un artifice romanesque : comment un condamné aurait-il la possibilité matérielle et la

lucidité d’esprit pour noter ses réactions ?

Des éléments fantastiques (les visions du condamné, ses hallucinations)

                             IV.Un monologue intérieur

Étrange monologue puisqu’il s’agit d’une production écrite. (or le monologue fait

partie de l’univers du théâtre)

Or son écriture mime le langage parlé : chez lui, tout est CRI.

Enfin, le point de vue adopté est toujours le sien. Un narrateur qui s’adresse à lui-même.

Au cours de l’écriture, le condamné se rend progressivement compte de sa solitude absolue et de l’inutilité d’écrire pour autrui.

De plus, les destinataires possibles sont éliminés un par un.

En fait, il n’écrit depuis le début que pour lui-même, mais cela, il ne le découvre qu’à la

fin : « pourquoi n‘essaierai-je pas de me dire à moi-même tout ce que j’éprouve… ».

                        V.l’expression écrite d’un style parlé

Il s’ouvre sur un cri : « condamné à mort » et se clôt sur un autre « Quatre heures ».

À l’intérieur de cette boucle résonnent les échos de ses terreurs, de ses souffrances, de

ses dialogues avec lui-même.

L’insertion de l’argot dans le récit donne au texte des allures de langue parlée.

 

 

 

 

 

 

 

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